CONSTATS

Le cadre de vie est une notion difficile à définir. S’agit-il de l’environnement ? Des services de proximité ? Du scolaire ? De la santé ? Des aménagements ? Des déplacements ? Il peut être défini comme « ce qui fait qu’on vit -bien ou mal- ensemble ». Il peut être définicomme les limites de l’espace que l’on utilise quotidiennement. Il évoque également la miseen réseaux (transports en commun, fibre, etc.).

La question du cadre de vie pose aussi celle de l’adaptation, celle des équipements nécessairesaux usages aux différents âges de la vie.

Globalement, les habitants considèrent « bien vivre » dans la Métropole. Celle-ci offre un environnement remarquable par la diversité de ses territoires. Des améliorations sont néanmoins possibles quant aux services, logement et équipements.

La question du logement pose celle du parcours résidentiel et de l’offre tendue dans certainsterritoires (par exemple dans les Monts d’Or).La place du logement social et le rôle des bailleurs sociaux sont déterminants pourdiversifier et rééquilibrer l’offre (accession aulogement notamment) et contribuer à la réduction des fractures sociales et démographiques dans certains secteurs.

En effet, par le maintien ou l’arrivée de nouveaux habitants, l’implantation de logements sociaux concourent à la préservation de services publics, de commerces et d’équipements (exemple : maintien de classes dans des écoles menacées de fermeture comme à Poleymieux-au-Mont-d’Or). Il est par ailleurs important de proposer du logement social dans les cœurs de village pour permettre aux personnes âgées de trouver un logement adapté et pallier au déficit d’offres privées.

Un débat existe tout de même sur les moyensd’arriver à cet objectif et pose la question de l’aide à la personne ou de l’aide à la pierre.

 


PRÉCONISATIONS

✔︎ Redéfinir le rôle de la Métropole de Lyon et celui des élus

  • L’aide de la Métropole aux communes est primordiale notamment par le renforcement de l’agence d’urbanisme, outil opérationnel indispensable pour appréhender le territoire ;
  • la prospective doit être davantage développée sur ces thématiques, afin d’anticiper et préparer les évolutions de tel ou tel quartier, bourg ou village ;
  • les documents d’urbanisme (Plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H)…) doivent contribuer à la préservation de l’identité des villages, bourgs et cœurs de quartier ;
  • un meilleur lien doit être assuré entre les services, par exemple l’urbanisme devrait être un sujet des réunions périodiques réunissant les services de la métropole et des communes. Il faut supprimer le cloisonnement ;
  • et le devenir de leur territoire d’une uniformisation tout comme ils doivent construire des liens de travail efficace avec la Métropole et ses agents ;
  • la question de la représentativité des communes (petites et moyennes) est posée. Elles doit être garantie pour assurer d’être écoutées et entendues.

 

✔︎ Prendre en compte les spécificités des communes

  • La question de la densité doit être mieux prise en compte ;
  • l’habitat doit être au cœur des préoccupations. Il faut répondre aux préoccupations des habitants et mieux accompagner l’adaptation du commerce, des services et des transports en commun, en fonction de la typologie des communes ;
  • le logement social doit être inséré à justes proportions, sans dénaturer ni transformer le cadre de vie existant ;
  • le stationnement doit être pris en compte de manière différente entre Lyon et les « grosses » communes qui ont besoin de moins de places de parkings – souvent un véhicule par foyer – alors qu’au contraire les communes, éloignées des villes centres, moins bien desservies par les transports en commun sont contraintes de recourir davantage aux véhicules personnels et donc ont besoin de plus de places de stationnement (2 voire 3 véhicules par foyer) ;
  • préservation patrimoniale : défendre l’identité des quartiers dans les villes ou des petitescommunes qui ont une histoire et dont le bâti reflète souvent cette histoire.

 

✔︎  Prendre en compte les problématiques environnementales

  • Réduire la pollution visuelle par la diminution, par exemple, du nombre de panneaux publicitaires ;
  • s’interroger plus attentivement sur le choix des matériaux des équipements et de leur entretien au regard des moyens dont ne disposent plus les communes et la métropole en matière de propreté ;
  • tenir compte du réchauffement climatique pour les réhabilitations, ainsi que les nouvelles constructions. Par exemple, les appartements exposés plein sud sont moins demandés qu’auparavant. Les appartements traversant sont plus sollicités par les acquéreurs.
  • Réfléchir au concept des écovillages
  • Développer la place et l’intégration du photovoltaïque.

 

✔︎ En bref

  • Préserver l’identité patrimoniale lors d’opérations d’urbanisme pour accueillir de nouveaux habitants ;
  • protéger le commerce et les services de proximité pour maintenir le lien social ;
  • favoriser le parcours résidentiel pour aider nos aînés à continuer à vivre dans leur quartier ou village (sources de richesses , de mémoire) ;
  • développer des modes actifs et les offres de transports pour les villages les moins bien desservis ;
  • préserver l’environnement et réduire les incivilités. Considérer que l’environnement appartient à tous et que chacun en profite et doit le respecter ;
  • donner l’envie de venir vivre et d’être fier de son hameau, de son village ou de son quartier, s’approprier et s’identifier à une space de vie.

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