CONSTATS

Les débats se sont essentiellement orientés et limités aux actions que pourrait entreprendre la Métropole en matière d’emploi, qu’il s’agisse de création d’emplois ou d’insertion.

Le constat suivant a été établi et partagé par tous les participants : le lien social est entretenu par le travail et l’emploi.

De ce constat, il en est ressorti la nécessité de rendre plus effectives et opérationnelles les mesures en faveur de l’emploi ; un taux d’emploi élevé étant de nature à rendre attractif le territoire et de nature à soutenir l’économie locale par la consommation.

S’agissant de l’accompagnement vers l’emploides personnes les plus vulnérables, s’est poséela question de savoir si le RSA était de nature à motiver le bénéficiaire pour chercher et trouver un travail. Sans un accompagnement personnaliséet approprié, les chances de réinsertion sont extrêmement faibles.

Or, le territoire de la Métropole de Lyon est attractif et la population croît chaque année, y compris celle étant susceptible de percevoir des prestations sociales. Ces personnes sont en effet en quête d’un territoire où l’offre d’emplois apparaît comme un élément attractif

Il s’agit donc d’une dépense supplémentaire de la Métropole et l’enjeu de l’insertion par l’emploi, y compris en termes d’économies réalisées sur le versement du RSA est au centre des débats.Il s’agit ici d’une vision transversale.

Les participants ont donc considéré qu’il fallait «mettre à l’emploi et accompagner dans l’emploi ». Il s’agit de favoriser l’accompagnement de l’activité économique par l’emploi.

Pour ce faire, il conviendrait de rendre plus lisibleset plus compréhensibles, pour les bénéficiaires du RSA et pour les employeurs, les actions entreprises par la Métropole de Lyon ainsi queles acteurs susceptibles d’intervenir auprès des parties intéressées.

Il faut rendre plus opérationnels le suivi et l’accompagnement et ne pas se contenter de conventions avec des associations. Il faut renforcer les objectifs qualitatifs et quantitatifs qui sont fixés aux intervenants (associations et employeurs) sans ajouter de nouvelles obligations contraignantes aux entreprises du territoire. Par cela, la question du coût del’accompagnement au regard de l’efficacité desmesures mises en œuvre devra se poser en termes d’évaluation.

La Métropole doit aussi être plus transparentequant à l’utilisation des fonds et communiquerplus précisément auprès des 39 000 bénéficiaires du RSA sur les actions entreprises avec lesassociations conventionnées.

Il faut réduire le nombre d’acteurs et mutualiser les actions pour éviter une dispersion des fondset donc une perte d’efficacité. Enfin, fixer des contrats d’objectifs ambitieux.

 

PRÉCONISATIONS

✔︎ Assurer l’accompagnement des demandeurs d’emploi

  • Rendre plus effective la rencontre entre demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA et les employeurs par l’instauration d’un guichet unique d’accompagnement. Il centraliserait les demandes formulées par les bénéficiaires du RSA (travail, formation, etc.)et les offres formulées par les entreprises. Il s’agit de générer un point de coordination et de rencontres ;
  • réduire le nombre d’opérateurs et d’intervenants pour rendre plus efficace l’accompagnement. Il s’agit de mieux identifier les acteurs pour mieux flécher les besoins ;
  • inciter les salariés dans les entreprises à réserver du temps au service des autres, par la voie d’un parrainage destiné à accompagner dans l’emploi. Il s’agit d’un devoir sociétal, de s’occuper de ceux qui sont les plus démunis et qui peut faire écho à la nouvelle rédaction de l’article 1833 du Code civil, tel que prévu par la loi PACTE. « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés, en même temps soucieux de l’intérêt général et des impacts sociétaux de ses activités ».

✔︎ Soutenir la création d’emploi et l’insertion

  • Proposer une « bourse à l’emploi et à l’orientation » (dès le collège) gérée parla Métropole pour identifier les secteursles plus dynamiques ;
  • développer l’information sur les métiers (forum des métiers) ;
  • activer l’adéquation entre l’offre et la demande emplois ;
  • renforcer l’offre éducative et la formation sur les métiers en tension (subventions, logistiques,…) ;
  • renforcer le partenariat avec l’Aderly.

✔︎ Renforcer l’attractivité du territoire par la mobilité

De ces échanges sur l’emploi, il est apparuque la Métropole, pour être plus utile et plusattractive, devait d’une part se doter d’un réseau de transports à la hauteur de ses voisines européennes et d’autre part qu’il fallait repenser les questions d’ouverture du dimanche pour éviter que certains quartiers ne soient totalementécartés des bénéfices du tourisme.

Le réseau ferré est insuffisant et le réseau routiern’est pas calibré à la hauteur de la réalité dutrafic.

Or, les habitants de certains territoires de la Métropole ne jouissent pas de solutionsconvenables de transports en commun, imposant qu’ils circulent en voiture.

Il est donc préconisé de :

  • développer les transports en commun dans les couronnes de la métropole : mise en place de circulaire ou développement de lignes et circuits dans les zones mal ou peu desservies.
  • optimiser les déplacements et rendre plus accessibles les tarifs et conditions de stationnement aux travailleurs en proposant un tarif préférentiel dans la zone d’activité professionnelle ;
  • améliorer les transports en commun et notamment le réseau ferré (métro, tram- train, etc.) ;

Une des principales difficultés identifiée est cellede échelles du temps : le temps politique, trop long, qui n’est pas celui du temps de l’entreprise,qui a besoin de réactivité, de flexibilité etd’adaptabilité.

✔︎ Développer l’aéroport de Saint-Exupéry

  • Plus de diversité sur les destinations de vol ;
  • l’offre Rhône-Express trop chère et inadaptée au développement.
  • Ne pas placer la desserte de l’aéroport en situation de monopole depuis Lyon.

✔︎ Développement numérique

  • Garantir une couverture numériqueéquitable sur tout le territoire (constat d’un sous-équipement numérique dans certains secteurs de la métropole) ;
  • instaurer un centre d’aide à l’utilisation du numérique ;
  • prendre le « leadership » des métropoles françaises sur le numérique.

✔︎ Développement de la production industrielle et de services

  • Affirmer les centres de compétitivité :Biopole, chimie,… ces pôles doivent absolument intégrer les petites entreprises et les startups ;
  • développer en centre ville, y compris àLyon, des zones d’activités pour maintenirl’artisanat de proximité.

✔︎ Développement du tourisme

  • Mettre en place des « pass transport/culture » comme dans certaines grandes villes internationales ;
  • valoriser les sites de la Métropole sansoublier ceux de la périphérie de la métropole.
  • favoriser le développement et l’utilisation des langues étrangères dans les institutions culturelles.

✔︎ Développer l’économie circulaire

  • Mettre en place plus de filières de réutilisation des déchets ou encombrants
  • Créer et actualiser un annuaire des acteurs de l’économie circulaire
  • augmenter le nombre de passages autorisés et letype de déchets dans les déchèteries pour le recyclage.

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