CONSTATS ET PRÉCONISATIONS

 

Thème 1 – La dégradation générale des conditions de déplacement tous modes confondus

Cette dégradation a été largement constatée par les participants depuis plusieurs années, notamment sur les temps des déplacement (embouteillage, voirie, travaux…) qui sont souvent imprévisibles.

La thématique de la mobilité est un réel enjeu car ses conséquences impactent l’économie, l’emploi et la question écologique.

✔︎ Améliorer la gouvernance et l’organisation des transports entre la Métropole, la Région et le Sytral

✔︎ Avoir une seule entité pour gérer les transports (métropole et hors métropole)1

Le pilotage de la Métropole (sur la mobilité…) n’apparaît pas efficace : il existe beaucoup (trop) d’intervenants rendant difficiles la prise dedécisions. Il y a trop de technocratie ; on entend trop souvent l’administration dire : « çà ce n’est pas possible, car nous l’avons étudié », mais les argumentations ne sont pas données.

De plus, les participants affirment que c’estavant tout aux élus (les politiques) de donnerles orientations (en faisant des choix). Enfin, la concertation est un outil de la Métropole pour aller au devant des habitants, mais les habitants ont le sentiment de ne pas être entendus.

Il est recommandé d’avoir recours au parangonnage2 lors des études de faisabilité et ne pas hésiter à s’inspirer d’exemples de réussites développés par ailleurs.

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Thème 2 – La mobilité est un service public et doit le rester

On ne peut pas limiter l’évaluation d’une politiquede mobilité à la seule rentabilité économique. L’enjeu sociétal est grand (par exemple pourréduire les émissions de polluants et gaz à effetsde serre, favoriser l’emploi et l’insertion,…).

La Métropole pourrait investir voire s’endetterdavantage sur les équipements pour la mobilité.L’État français n’aide pas suffisamment lesterritoires (comme c’est le cas dans l’Europedu Nord).

✔︎ La nécessaire vision à moyen et long terme

La politique d’aménagement en matière detransports doit s’inscrire dans un réflexion à pluslong terme, corrélée aux projets d’urbanisme et anticiper sur les évolutions sociétales et les usages. Il est donc nécessaire de retrouver une analyse, une vision, à long terme.

  • Optimiser la planification en mettant en place des horaires mémorisables et réguliers ;
  • coordonner et synchroniser les horaires bus aux trains pour assurer des correspondances efficaces ;
  • il faut prolonger le service de transport en commun le soir ;
  • améliorer la liaison entre la gare Part-Dieu et de la presqu’île. Le bus C3 apporte cependant une amélioration bienvenue, mais limitée ;
  • approcher les arrêts lignes de bus des gares ;
  • améliorer le confort des transports encommun (climatisation, 4G, informationvoyage, prévision d’arrivée à chaque arrêt en temps réel…) ;
  • développer de nouveaux moyens et de nouvelles technologies (véhiculeautonome, transport fluvial, téléphérique,voire transport suspendu4…) ;
  • les transports fluviaux à Lyon peuventprésenter des avantages certains pourdésengorger et fluidifier letrafic. Aujourd’hui, une seule ligne circule (Confluence-Vaise)et seulement de manière saisonnière. C’est un problème lié à la réglementation (impact des vagues sur les berges) qui freineraitle développement des transports fluviaux ;
  • la question se pose sur la gratuité des transports publics.

✔︎  Une interaction et une coopération entre la métropole de Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes connectées aux politiqueset projets nationaux sont nécessaires

  • Intégrer dans le nouveau PLU-H les réserves foncières nécessaires pour les infrastructures liées à la mobilité (parking,TOP, etc) ;développer les trains type RER plutôt que certaines prolongations de métro ;
  • développer davantage l’offre de la carte Oùra pour aller vers une unification tarifaire TER +TC urbains (prendre un double abonnement pour un client du nord-ouest lyonnais par ex, revient à près de 1000 euros par an).

✔︎ La nécessité d’avoir une vision globale de la mobilité

  • Établir un plan transport tous modes (vision globale) long terme ;
  • limiter le besoin de mobilité par une politique du logement ;

limiter le besoin de mobilité par un développement du télétravail.

✔︎ Mieux prendre en compte des solutions simples, trop délaissées aujourd’hui

  • Déficit de parcs-relais et ceux qui existent ou sont en prévision ne sont pas bien situés et de trop faible capacité : pas assez loin en périphérie ;
  • développer le réseau du SYTRAL : insuffisance de stations de transport encommun (métro, bus et TER) trop éloignéesdu centre. Créer au niveau de la Métropolede Lyon un RER ;
  • mauvais entretien des voies ferrées, voire peu ou pas exploitées : manque de train sur les petites lignes.

✔︎ Préparer le déclassement de l’autoroute A6/A7

  • Consensus sur le sous-dimensionnement des parcs-relais ;
  • le double projet de Bus à haut niveau deservice (BHNS) sur les autoroutes A6 etA7 semble persister dans cette mauvaise tendance : parkings prévus de quelques centaines de places seulement.

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Thème 3 – Le plan de déplacements urbains (PDU)

L’analyse de la problématique a été traitéepar le SYTRAL par délégation de la Métropolelors de l’élaboration du Plan de déplacementurbains (PDU). Le SYTRAL s’inscrit dans unpérimètre géographique plus large que celui de la métropole, il apporte cependant des solutions“classiques» et peu innovantes. Son ADN est letransport en commun.

  • Les solutions non retenues par le SYTRAL comme le transport fluvial ou le transport par câble (téléphérique)devraient être étudiéespar des cabinets externes. Par exemple, leSYTRAL considère que le transport fluvial est cher, peu fiable en termes d’horaireset lent alors que des solutions techniques nouvelles (bateau à hydrofoil) sont connues sur le marché ;
  • trouver la meilleure complémentarité entre les voitures particulières et les transports en commun et entre les différents types de transports en commun (TER, métro, tram, bus) ;
  • le PDU ne présente aucune politique pour les 2 roues motorisées (2RM). Ce pointa d’ailleurs été relevé par le commissaire enquêteur ;
  • le développement de la voiture autonome risque de voir le jour avant la fin période d’étude du PDU (30 ans)…

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Thème 4 – Le trafic de transit

Le déclassement de l’autoroute A6/A7 varenforcer le trafic sur les autoroutes Estde l’agglomération. Ce déport est mal perçu par les riverains qui considèrent que les habitantsdu centre reportent leur trafic et la pollutionconséquente sur les communes de l’Est lyonnais.

  • Il est demandé que la réalisation desbouclages Ouest (COL et anneau dessciences) soient engagés rapidement ;
  • nombre d’associations (et un collectif demaires de l’Ouest lyonnais) émettent desdoutes sur la pertinence de ce projet. Elles craignent que le coût prévisionnel de 2,5 milliards d’euros obère la capacité d’investissement pour d’autres projets ;
  • une nécessaire réflexion sur le péage urbain (pour certaines zones de l’agglomération)doit être engagée ;
  • ne pas interdire les voitures dans la ville ;
  • réunir tous les interlocuteurs : exemple del’association FRACTURE qui a organiséune réunion avec la région Auvergne- Rhône-Alpes, le département du Rhône, lamétropole de Lyon, le SYTRAL ;
  • demander une politique volontariste dereport du fret routier vers le ferroviaire, afin de supprimer une partie du trafic de camionsde transport de marchandises.

Le NFL (nœud ferroviaire lyonnais) sera longà réaliser ce qui ne permet pas d’augmenter le transport fret par le train.

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Thème 5 – Le trafic pendulaire

La situation d’encombrement aux heures de pointe va en s’aggravant. L’auto-solisme en est l’une des causes. Les bus dans les communes périphériques sont tout autant englués dans les bouchons au point que les habitants préfèrent attendre dans leur voiture que dans les bus.

Dans de nombreux endroits, la voirie existante est déjà étroite et ne permet pas d’élargissement ou d’aménagement. Il faut travailler sur les comportements.

Il n’y aura pas de solution miracle mais la mise en place de différentes actions conjuguées devraitconduire à diminuer quelque peu le trafic. Par expérience, une faible diminution du trafic peutconduire à une amélioration très sensible de la circulation.

Ont été commentées les solutions traditionnelles :covoiturage, auto-partage, mobilités actives (vélo, marche).

✔︎ Inciter à une consommation plus écologique et plus propre

  • La voiture électrique n’est pas vue comme un remède miracle… elle améliore certes la pollution… mais pas la congestion ;
  • nécessité de diminuer la part modale de la voiture mais par des moyens incitatifs et non répressifs.

✔︎ Mieux prendre en compte le covoiturage et l’autopartage

  • Inciter le covoiturage et mieux organiser leur fonctionnement ;
  • réaliser des aménagements pour des zonesde rencontres Blabla car ;
  • développer une application pour smartphone présentant les différents modes de transports(marche, vélo, bus etc…) – NDLR l’application Optymod’Lyon existe ; on ne peut l’ignorermême si elle ne répond que partiellement aux besoins.

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Thème 6 – Les modes actifs

✔︎ Insuffisance de parcs à vélos sécurisés

✔︎ Suppression des ruptures de continuités pour les pistes cyclables.

  • Il faut améliorer la prise en compte des vélos dans les transports en commun et les autoriser (vélos à l’arrière des bus par exemple).

✔︎ Prise en compte les nouveaux types de mobilité : gyropode, trottinette électrique, skateboard

  • Les habitants utilisent différents types de transport selon leur besoins. Il n’y a plus de solution unique mais des options multimodales.

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Thème 7 – Modifier le comportementdes usagers

Un travail de sensibilisation pour inciter auchangement de comportements est également indispensable.

Cependant, il doit être accompagné d’offres alternatives pour répondre aux besoins :

  • Développer le télétravail ou le coworking pour supprimer ou limiter les déplacements ;
  • augmenter le nombre des parkings relais. … en sont des exemples

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