Article paru le 25 septembre sur Salade Lyonnaise / Tribune de Lyon

Rédigé par Rodolphe Koller


Après la naissance de l’association « Prendre un temps d’avance » deGérard Collomb puis l’annonce de son retour à Lyon, la presque candidature de Pascal Blache et celle attendue d’Étienne Blanc, un collectif vient de voir le jour avant les élections métropolitaines de 2020.

Baptisé « Construisons la Métropole pour demain », il regroupe 65 élus de la majorité et de l’opposition, issus de 38 communes ou arrondissements, autour du conseiller municipal et métropolitain Christophe Geourjon (UDI), du maire de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et 1er vice-président de la Métropole Marc Grivel(Synergies-Avenir), et du maire du 2e arrondissement Denis Broliquier (Les Centristes).

 

Synergies comme armature

À l’origine prévu pour le printemps dernier, le premier temps fort de ce « catalyseur d’idées  » aura lieu le 4 octobre à l’occasion d’une table ronde ouverte au public à Dardilly. Dans une commune Synergies donc, alors que pas moins d’une vingtaine de maires membres du collectif sont issues du parti de la majorité métropolitaine.

« Ce rapprochement est né d’échanges entre élus », présente Geourjon. « Nous souhaitons réfléchir à l’évolution de la Métropole, pas seulement dans 20 ans mais dès demain, et en dehors des clivages ». La démarche est maintes fois présentée comme « inédite », « collaborative », « ouverte ». Ce qui est certain, c’est qu’elle ratisse large, entre LREM et LR version Wauquiez.

 

« On n’en est pas aux listes »

Officiellement, la démarche est Kimelfeld-compatible, et vient « en complément » de l’action de l’exécutif métropolitain. Mais l’élu brondillan Yann Compan de couper court aux spéculations : « On n’en est pas aux listes, on part de l’idée. »

Broliquier abonde : « Nous ne sommes pas dans une démarche électoraliste, même si nos discussions amèneront peut-être des regroupements. » Et qui dit regroupements – le thème du déclassement de l’A6/A7 semble faire consensus – dit nécessairement dissensions de l’autre côté. Certaines se sont déjà fait jour, par exemple lorsqu’un élu affirme vouloir voir la Métropole s’étendre jusqu’à Saint-Étienne, avant d’être gentiment rappelé à l’ordre par ses camarades : « On en discutera. »

 

Éviter un Métropolexit

Autre point qui pourrait jouer des tours à ce beau monde, la diversité pas tant surjouée que ça des membres de ce collectif. Impossible ainsi de ne pas sourire lorsqu’Alain Germain, maire de Collonges-au-Mont-d’Or, présente ses camarades comme des « élus de terrain, pieds dans la boue et mains dans le cambouis »… aux côtés d’une dizaine d’élus des 2e et 6e arrondissement.

Mais tous partagent un certain désenchantement vis-à-vis de la Métropole, verbalisé le premier par Synergies, avec l’idée commune d’éviter que la collectivité subisse un jour le même type de rejet que peut connaître l’Union européenne.

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